en réponse à la Victoire de Samothrace
écrit à l'été 2024
Sa tête manque à cause du temps passé,
mais ça ne la rend pas moins belle. En fait,
elle me paraît trop familière comme
je la trouve ici, toute enveloppée
dans une foule émerveillée par son corps,
son mouvement étant immortalisé
par un sculpteur oublié ; il serait vil
de changer aujourd'hui ce que deux mille
ans ont essayé de perfectionner.
Regarde les plis de sa robe, qui sont plus
détaillés que nos meilleures photographes ;
regarde ses seins, son nombril, ses cuisses souples
qui invitent la vénération sensuelle.
C'est une déesse, avec ou sans tête.